Matthieu Gagnon, vice-président
Il y a quelques semaines, après Un accident mortel sur le boulevard InnesUn journaliste a contacté notre association pour obtenir le point de vue de la communauté sur la collision, ce qui a conduit à cet article de ce journaliste Concernant les problèmes de sécurité routière sur des axes comme Innes, je souhaitais également aborder les autres problèmes liés à l’axe principal de notre communauté : le boulevard Saint-Joseph..
Saint-Joseph est actuellement ce qui est communément défini par Les villes fortes comme une voie. Une « stroad » est un hybride entre une rue et une route. Une rue est une voie permettant d’accéder à des commodités comme des commerces et des habitations. À l’inverse, une route est conçue pour optimiser la connectivité entre deux points. Une « stroad » tente de remplir les deux fonctions simultanément. Elle y parvient, mais sans succès. La vitesse y est généralement plus élevée que sur une rue, ce qui rend les manœuvres dangereuses pour accéder aux commodités. Ces vitesses élevées nécessitent également des feux de circulation pour sécuriser ces virages, ce qui ralentit le trafic. Les « stroads » sont dangereuses pour les automobilistes et les piétons, et créent un environnement bruyant et pollué. Si vous n’avez pas encore constaté les problèmes de la rue Saint-Joseph, je suis désolé de vous décevoir, mais il est peu probable que vous puissiez les ignorer.
J’ai sélectionné une portion plus ou moins aléatoire de Saint-Joseph sur Google Street View. Sur cette capture d’écran, on constate que la majeure partie de l’espace est consacrée aux voitures. La chaussée mesure environ 14 mètres de large, d’un trottoir à l’autre. Au sud, 17 mètres sont dédiés aux stationnements, et au nord, 29 mètres. Les bâtiments ont une profondeur de 11 à 14 mètres au sud, et de 15 à 20 mètres au nord. Cela signifie que plus de 50 % de l’espace entre les façades arrière des bâtiments est réservé aux voitures, et seulement 26 % aux bâtiments eux-mêmes. La configuration actuelle laisse peu de place aux commerces et aux logements. L’image révèle également une absence inquiétante de population. Les petites terrasses sont désertes. Les trottoirs sont vides. Même les stationnements n’ont que suffisamment de voitures pour les employés des commerces. Parmi ces commerces, on compte plusieurs restaurants qui semblent vides à midi, par beau temps, avant la mise en place du télétravail pour les fonctionnaires fédéraux. Saint-Joseph n’est pas un quartier où il fait bon vivre, et encore moins pour les commerçants.

Compte tenu de l’espace réservé aux voitures, circuler sur la rue Saint-Joseph devrait être agréable. Pourtant, selon Google Maps, si je pars de Bob MacQuarrie à midi, il me faudrait environ 7 minutes pour atteindre la place d’Orléans, située à 3,3 km. Cette vitesse moyenne est d’un peu plus de 28 km/h, ce qui est raisonnable pour un vélo électrique. Le week-end, le trajet est estimé à 12 minutes, soit 16,5 km/h, une allure tranquille à vélo classique. La rue Saint-Joseph n’est pas non plus adaptée à la circulation automobile. Il n’y a pas d’espace pour les vélos, et les nombreux points de conflit avec les voitures la rendent dangereuse pour les piétons. Ces derniers sont également très exposés aux intempéries, car il n’y a ni ombre ni protection contre le vent. En résumé, circuler sur la rue Saint-Joseph n’est agréable pour personne.
Les rues comme St-Joseph sont également très coûteuses à construire et à entretenir ; elles devraient donc générer davantage de revenus pour la ville que d’autres projets immobiliers. Examinons quelques propriétés sur St-Joseph pour les comparer à d’autres propriétés à Orléans. L’outil de MPAC. Comme les coûts pour la ville sont proportionnels à la superficie et que les taxes municipales sont basées sur la valeur foncière, on utilisera la valeur à l’acre pour comparer les propriétés. La place illustrée ci-dessus, avec sa terrasse, est évaluée à environ 3 millions de dollars et occupe 0,83 acre, ce qui représente une valeur de 3,6 millions de dollars par acre. La place où se trouve le restaurant Jean Coutu a une superficie de 1,55 acre et une valeur d’environ 5 millions de dollars, soit 3,2 millions de dollars par acre. Un projet immobilier plus important, la résidence pour retraités Jardin Royal Garden, a une valeur de 5,2 millions de dollars par acre. À titre de comparaison, ma maison unifamiliale à Convent Glen North est évaluée à 3,2 millions de dollars par acre. Une maison en rangée sur Harvest Crescent est évaluée à 7,9 millions de dollars par acre. Les propriétés de la rue Saint-Joseph ont une valeur à l’acre comparable à celle des maisons unifamiliales. Étant donné que les taux d’imposition pour les espaces commerciaux le long de la rue St-Joseph seraient d’environ 1,5 à 2, selon le projet de développement spécifique, cela générerait environ le double des revenus malgré la nécessité d’infrastructures routières et d’égouts pluviaux beaucoup plus importantes.
En résumé, Saint-Joseph est actuellement un endroit peu propice aux affaires, un axe routier peu fréquenté et ne génère que peu de recettes fiscales. Si nous voulons que notre quartier prospère, il est impératif que cela change. Plan secondaire du corridor d’Orléans Une fois mis en œuvre, le boulevard Saint-Joseph connaîtra des transformations importantes au cours des vingt prochaines années. Les priorités en matière de zonage et de transport, telles que définies dans le plan, visent à privilégier les piétons plutôt que la voiture et à encourager un modèle de développement sensiblement différent de celui d’aujourd’hui. Ce plan offre aux petites entreprises de meilleures chances de réussite tout en nous offrant un environnement plus agréable pour profiter de leurs services. Il contribuera également à améliorer considérablement les finances de notre ville en réduisant les infrastructures nécessaires au transport des personnes, en augmentant la capacité d’accueil des logements et en offrant davantage de services.
J’ai hâte que la rue Saint-Joseph devienne une véritable rue.

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