Convent Glen Orléans Wood

Association communautaire

Harmonisation de la vitesse sur le boulevard Jeanne-d’Arc – Mise à jour

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Matthieu Gagnon, vice-président

La Ville a publié un rapport pour le harmonisation des limitations de vitesse Le projet, le long du boulevard Jeanne d’Arc, a été approuvé par le Comité des travaux publics et de l’infrastructure le 23 octobre 2025. L’association de quartier y a présenté une délégation. Le présent article expose la position de l’association de quartier telle qu’elle a été présentée devant ce comité.

Le rapport recommande une limite de vitesse de 50 km/h entre la rue Saint-Joseph et le nord du viaduc, de 40 km/h du nord du viaduc jusqu’aux abords de la Dixième Ligne, et de 50 km/h des abords de la Dixième Ligne jusqu’à la rue Inlet Private. Ces limites de vitesse sont conformes à la réglementation en vigueur aux abords des écoles et sont justifiées par ce contexte. L’Association communautaire de Convent Glen – Orléans Wood appuie ces modifications et apprécie les efforts déployés par les conseillers Luloff et Dudas pour simplifier la conduite sur la rue Jeanne-d’Arc en ce qui concerne la limitation de vitesse. Toutefois, la vitesse à laquelle les automobilistes conduisent n’est pas dictée par la limite de vitesse, mais par la configuration de la route. comme l’explique cette excellente vidéo de Justine Underhill. Le temps de trajet ne nous préoccupe pas, car le trajet entre la caserne de pompiers et l’intersection de la Dixième Ligne et de la rue Jeanne d’Arc dure 7 minutes. Une augmentation de 30 % du temps de trajet (en passant de 60 km/h à 40 km/h) est négligeable, même si elle paraîtra très longue aux conducteurs.

La route Jeanne-d’Arc présente de nombreux tronçons larges et rectilignes, avec une emprise importante. Le tronçon près de l’école primaire Terry Fox en est un bon exemple. La largeur de la chaussée est de 14,5 m et elle comprend quatre voies de circulation. La figure 2 ci-dessous montre bien que ces larges voies donnent une impression de sécurité à plus de 40 km/h, même si c’est dangereux pour les piétons (y compris les enfants, qu’ils soient à l’école ou non) à l’extérieur des véhicules.

Figure 1 – Vue aérienne de Jeanne d’Arc devant l’école primaire Terry Fox
Figure 2 – Point de vue du conducteur approchant de l’école primaire Terry Fox par l’ouest

Si l’on examine les données des radars de vitesse de la ville (Figure 3), on constate que le radar de l’avenue Jeanne d’Arc, devant l’école, figure parmi les dix radars les plus sollicités. Il est classé au même niveau que les grands axes comme Hunt Club Road et Walkley Road, malgré un trafic bien plus faible. Il s’agit d’une voie de desserte résidentielle tranquille. Si elle était correctement conçue, les excès de vitesse y seraient moins fréquents. La configuration de la route incite à dépasser la limitation de vitesse, car le seul signal incitant à ralentir est un panneau facilement manqué. Rien dans la conception n’oblige les conducteurs à ralentir. À noter que le gouvernement Ford a introduit une législation contre les radars défectueux ; par conséquent, le seul dispositif de modération de la circulation utilisé sur l’avenue Jeanne d’Arc ne sera plus applicable.

Figure 3 – Nombre de contraventions émises par les radars de vitesse d’Ottawa entre janvier et juillet 2025 (à partir de Article de CTV News)

Des mesures pourraient être rapidement mises en œuvre pour améliorer la sécurité de nos routes. Dans le cadre d’une étude récente sur les infrastructures de transport actif le long du boulevard d’Orléans, un comptage de la circulation a révélé qu’aux heures de pointe, le trafic près de l’école primaire Terry Fox atteint environ 850 véhicules par heure. Une voie de circulation peut facilement accueillir 1 000 véhicules par heure. La route est surdimensionnée et ne nécessite pas quatre voies. La Ville pourrait rapidement bloquer une voie de circulation à l’aide de dispositifs aussi simples que des panneaux flexibles. La fermeture de cette voie pourrait également profiter aux élèves se rendant à l’école, puisqu’elle pourrait être transformée en piste cyclable improvisée. Cette solution serait avantageuse pour tous sans perturber la circulation. Nous souhaiterions que les services municipaux nous présentent des options pour réduire la vitesse de conception de la route Jeanne-d’Arc.

Ces mesures pourraient être mises en œuvre grâce aux fonds collectés par les contraventions relevées par les caméras de surveillance. Les recettes de ces caméras sont censées financer des initiatives de sécurité routière comme celles mentionnées précédemment. Notre secteur n’a bénéficié d’aucune amélioration en matière de sécurité routière, hormis les infrastructures limitées construites autour du viaduc Jeanne-d’Arc dans le cadre du projet de TLR. Les recettes des caméras de surveillance devraient servir à sécuriser la rue Jeanne-d’Arc.

En tant qu’association de quartier, nous souhaitons que la ville étudie des solutions rapides pour apaiser la circulation sur la rue Jeanne d’Arc, en privilégiant l’aménagement plutôt que la répression. La ville peut faire bien mieux et à moindre coût pour assurer la sécurité de nos enfants que de simplement modifier un panneau de limitation de vitesse. Les radars automatiques devraient cibler les conduites dangereuses non dues à un aménagement défectueux, mais à une véritable imprudence. Exigeons que la ville prenne des mesures concrètes pour réduire la vitesse sur la rue Jeanne d’Arc, au-delà de la simple distribution de contraventions.

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