
Au Canada, le mois de la sensibilisation à la santé mentale a lieu chaque année en mai. Il permet d’aborder les différentes maladies mentales qui touchent de nombreuses personnes au quotidien. Il peut s’agir d’un membre de votre famille, de votre voisin, de votre collègue, du jeune que vous croisez à l’épicerie, d’une personne dans la rue, ou même de vous-même. Mais il existe une autre expérience qui affecte les gens plus souvent qu’on ne le pense : l’exclusion. Puissante, elle mine notre bien-être émotionnel.
L’exclusion n’est pas toujours dramatique. Parfois, elle est subtile : une réunion à laquelle on n’est pas invité, une conversation de groupe dont on ne fait pas partie, un silence qui s’installe dès qu’on entre. Ces moments peuvent paraître insignifiants vus de l’extérieur, mais ils peuvent être très blessants.
L’exclusion envoie un message, même involontaire : « Tu n’as pas ta place ici. » Et pour beaucoup, ce message résonne longtemps après que l’événement soit passé.
L’être humain est fait pour le lien social. Nous nous épanouissons lorsque nous nous sentons inclus, valorisés et reconnus. L’exclusion peut engendrer le doute, la honte et la solitude. Elle peut amener une personne à remettre en question sa propre valeur, même sans avoir rien fait de mal.
Durant le Mois de la santé mentale, il est bon de rappeler que la bienveillance et l’inclusion ne se limitent pas aux grands gestes ou aux événements ponctuels. Elles font partie du quotidien et consistent parfois simplement à remarquer les personnes absentes et à leur faire une place.
L’inclusion ne coûte rien, mais l’exclusion peut nuire à la confiance en soi, au sentiment d’appartenance, voire à la santé mentale. Nous avons tous le pouvoir de faire en sorte que les autres se sentent accueillis, vus et entendus. Et ce pouvoir compte plus qu’on ne le croit.
De petits gestes du quotidien, comme écouter l’avis d’un collègue et prendre des décisions avec lui, inviter quelqu’un à prendre le thé, tendre la main à une personne qui semble isolée, ou même un sourire et un bonjour, peuvent avoir un impact considérable sur le sentiment d’appartenance d’une personne. En choisissant d’inclure les autres, nous contribuons à créer des espaces où chacun se sent en sécurité, valorisé, connecté et, bien sûr, beaucoup plus heureux.
Faire preuve d’inclusion, voilà à quoi ressemble vraiment une communauté.

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