
Voici la première partie d’une série de cinq articles sur mes réflexions concernant l’aménagement urbain de notre communauté.
Ces deux ou trois dernières années, je me suis passionné pour l’urbanisme. Outre le fait que cela m’a conduit tout naturellement à intégrer le conseil d’administration de notre association de quartier l’automne dernier, cela m’a aussi permis d’en apprendre énormément sur le fonctionnement des villes (et souvent, et c’est important, sur ce qui se passe lorsqu’elles dysfonctionnent).
Le plus grand avantage (à mon avis) de cet intérêt et de mon implication croissante dans le travail de l’association de quartier est l’enthousiasme que j’ai à partager ce que j’ai appris sur le renforcement du sentiment d’appartenance à la communauté locale. Le principal obstacle à cet objectif est sans aucun doute la dispersion de la société, bien plus importante qu’avant l’avènement d’Internet. L’aménagement de notre quartier résidentiel ne facilite pas les choses, et le froid hivernal n’arrange rien.
Notre communauté
Je sais que beaucoup de choses se passent dans le monde ces temps-ci et tentent de nous diviser, mais je suis très optimiste et enthousiaste quant à l’avenir de la communauté de Convent Glen/Orleans Wood. Notre quartier regorge de gens sympathiques et intéressants, et nos vies ne sont pas près de se calmer. Cependant, je pense qu’il est de plus en plus important de réfléchir à ce qui se passe près de chez nous et d’y investir du temps et de l’énergie.
La politique internationale semble s’acharner à déstabiliser la société. Au niveau fédéral, les prochaines élections s’annoncent comme une lutte acharnée et sordide qui mettra en lumière les pires aspects de notre système politique. Parallèlement, nous sommes en plein cœur d’une élection provinciale dont l’issue semble jouée d’avance, Ottawa faisant figure d’exception politique et étant souvent reléguée au second plan dans une province où l’apathie des électeurs a tendance à triompher largement lors de la plupart des scrutins.
Tout cela m’a fait prendre conscience que la politique locale (et surtout hyperlocale) est le moyen le plus efficace de concrétiser mon désir d’améliorer notre petit coin de paradis. La première étape consiste à ce que nous (moi, vous, nos voisins et les responsables de notre communauté) convenions de l’importance de nous investir dans la discussion des enjeux locaux. Ainsi, nous pourrons façonner l’avenir de notre quartier et traverser les périodes de renouvellement nécessaires à son développement et à son épanouissement, aujourd’hui comme demain.
Je ne veux pas dire par là que je pense que notre quartier se dégrade, mais je crois qu’il est important de s’organiser et de veiller à être prêts à accueillir une modernisation, même partielle, lorsque l’occasion se présentera. Si nous y réfléchissons dès maintenant, nous pouvons nous assurer de consacrer chaque année un budget municipal adéquat à ces priorités afin d’optimiser l’utilisation de notre espace.
Partie suivante : Partie 2. Oups, toutes les voitures

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