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Association communautaire

Le droit à la réparation – Lutter contre l’obsolescence programmée

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Par Gillian Cantello, Comité de l’environnement du CGOW

Source: https://24x7mag.com/standards/servicing-legislation/right-to-repair/inside-the-right-to-repair/

Quand votre smartphone a-t-il ralenti considérablement après seulement quelques années, ou votre machine à laver est-elle tombée en panne juste après l’expiration de sa garantie ? Si cela vous semble suspect, vous n’êtes peut-être pas le seul. Partout dans le monde, des critiques affirment que de nombreux fabricants conçoivent délibérément des produits à « obsolescence programmée » : l’idée est que les appareils tomberont en panne ou deviendront obsolètes bien plus tôt que prévu. Le but ? Inciter les consommateurs à acheter de nouveaux produits plutôt que de réparer ceux qu’ils possèdent déjà.

Même si vous prenez l’initiative de faire réparer votre produit, de nombreuses entreprises verrouillent les réparations à l’aide de logiciels propriétaires, de vis spécifiques ou de batteries collées. Certaines refusent de vendre des pièces détachées en dehors de leurs réseaux de service après-vente onéreux. Les propriétaires de smartphones constatent souvent qu’un technicien local abordable ne peut pas les aider car les outils nécessaires sont conservés sous clé. Cela m’est arrivé une fois et j’ai été obligé de me rendre à Montréal pour faire réparer mon Samsung Galaxy !

Pourquoi est-ce important ? Parce que l’obsolescence programmée n’est pas qu’un simple désagrément : c’est un problème environnemental et économique. Les Nations Unies estiment que le monde produit chaque année plus de 50 millions de tonnes de déchets électroniques, dont une grande partie est toxique et non biodégradable. Réparer plutôt que remplacer permet de faire des économies, de réduire la pollution et de mieux utiliser les ressources qui ont servi à la fabrication de nos appareils.

C’est là que le Droit à la réparation Le mouvement arrive.

À l’échelle mondiale, et notamment au Canada, le mouvement pour le droit à la réparation influence déjà la législation. Dans l’Union européenne, de nouvelles règles imposent la disponibilité des pièces détachées pour certains appareils pendant une période pouvant aller jusqu’à 10 ans. Aux États-Unis, plusieurs États ont adopté des lois obligeant les entreprises à divulguer leurs informations de réparation. Même des géants de la technologie comme Apple, longtemps opposés aux réparations externes, proposent désormais des programmes de réparation en libre-service. Cela a conduit à la création de iFixit.com, un site web où une communauté grandissante de réparateurs publie des manuels de réparation et des instructions simples.

Source: https://www.istockphoto.com/photos/appliance-refrigerator-landfill-old

Ici au Canada, le mouvement pour le droit à la réparation prend également de l’ampleur. Le Québec a été la première province à adopter des modifications législatives en 2023 avec le projet de loi 29. Loi visant à protéger les consommateurs contre l’obsolescence programmée et à promouvoir la durabilité, la réparabilité et l’entretien des biens. Cette loi a introduit des modifications substantielles à la législation provinciale. Loi sur la protection des consommateurs et ont imposé de nouvelles obligations importantes aux commerçants et aux fabricants. 

Par exemple, la loi du Québec a introduit Garantie de bon fonctionnement, qui prévoit une durée de garantie spécifique pour les appareils électroménagers, les appareils technologiques, ainsi que d’autres biens. Garantie Elle offre également aux consommateurs le droit de faire réparer ces produits par le commerçant, le fabricant ou un tiers, les frais de ces réparations étant à la charge du commerçant ou du fabricant.

En Ontario, le projet de loi 187 a été déposé en 2024. Ce projet de loi proposait d’ajouter des exigences relatives au droit à la réparation à la Loi sur la protection du consommateur de notre province. Bien qu’il n’ait pas été adopté, il laisse entrevoir la possibilité que l’Ontario emboîte le pas au Québec.

Des changements nationaux sont également à prévoir. En 2024, le Parlement canadien a adopté deux projets de loi (C-244 et C-294) modifiant la Loi sur le droit d’auteur, permettant ainsi aux réparateurs de contourner les programmes informatiques et les verrous numériques. Ces modifications s’inscrivent dans un ensemble d’initiatives fédérales visant à prolonger la durée de vie des produits, notamment des modifications à la Loi sur la concurrence et une consultation publique sur un projet de cadre relatif au droit à la réparation, qui s’est terminée en septembre dernier.. 

Le mouvement pour le droit à la réparation s’inscrit dans un effort plus vaste visant à soutenir une économie circulaire, qui cherche à minimiser les déchets en réutilisant, réparant et recyclant les produits. Les Canadiens, comme partout ailleurs, souhaitent des produits durables et la liberté de les réparer lorsqu’ils sont défectueux. Le mouvement pour le droit à la réparation vise à reconquérir cette liberté, à responsabiliser les fabricants et à garantir que « cassé » ne signifie pas « acheter du neuf ».

Ce que vous pouvez faire

Si vous avez un objet ménager qui a besoin d’être réparé, veuillez l’apporter au Comité environnemental du bois du couvent Glen Orleans. Repair Café à l’église unie d’Orléans le samedi 27 septembre. Lors de cet événement gratuit, des bénévoles expérimentés de notre communauté mettront tout en œuvre pour réparer vos objets, sous vos yeux et vos conseils. Le Repair Café accueillera également trois couturières et deux mécaniciens de vélo du quartier ; vous pourrez donc aussi apporter vos vêtements et vélos abîmés. Au plaisir de vous y voir !

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