Nous avons eu nos deux premiers enfants Cafés communautaires Les dimanches 8 et 15 juin, l’événement a été un franc succès. Le triporteur à café d’Arnold fonctionne très bien et j’ai hâte de voir comment il évoluera pour servir davantage de personnes à mesure que l’événement prendra de l’ampleur. L’événement m’a permis de discuter avec des victimes qui m’ont aimablement accordé un entretien sur l’urbanisme. La présence de café dans le quartier a amené certains de nos voisins à déplorer la fermeture de l’Art of the Bean. J’ai également eu l’occasion de parler aux propriétaires de Almanach Grain et Brasserie Dominion CityJe suis fière de compter parmi mes partenaires les sponsors de notre association de quartier et les résidents de Convent Glen. Diplômée d’une école de commerce, je m’intéresse toujours au fonctionnement des organisations. Ces derniers temps, je me suis interrogée sur la façon dont notre ville pénalise les petites entreprises et, surtout, leurs clients.
La ville contrôle la disponibilité des espaces commerciaux en réglementant l’aménagement du territoire par le biais du zonage. Une politique majeure ayant eu un impact important sur les espaces commerciaux est la séparation des usages résidentiels et commerciaux. Historiquement, les espaces commerciaux étaient situés à proximité des habitations. Prenons l’exemple de la rue Martel à Paris. On y constate que les commerces occupent le rez-de-chaussée, tandis que les logements se trouvent aux étages supérieurs. Ce modèle se retrouve dans de nombreuses villes prospères, comme Londres, Istanbul et Tokyo. Ottawa présente également quelques rares îlots de développement similaire dans les quartiers les plus prisés, tels que le Glebe et Hintonburg. Ces réglementations engendrent deux problèmes majeurs.

Premièrement, le zonage restreint la disponibilité des espaces commerciaux. Cette offre réduite entraîne une hausse des loyers pour les entreprises, un coût répercuté sur les clients. Ces derniers doivent également parcourir de plus longues distances pour accéder aux commerces, ce qui implique souvent l’utilisation de la voiture (principalement en raison du développement des infrastructures de transport exclusivement destinées aux automobiles). Pour répondre aux besoins de cette clientèle, les entreprises doivent proposer des parkings. Or, le stationnement occupe une part importante des surfaces commerciales disponibles, et la construction et l’entretien d’un parking représentent des coûts non négligeables qui doivent être répercutés sur les clients. Le zonage impose donc des coûts importants aux entreprises, notamment par le biais de loyers plus élevés.
Deuxièmement, cela impose des coûts supplémentaires aux petites entreprises, car cela complique leur accès pour les clients. L’éloignement des commerces par rapport aux zones résidentielles oblige les clients à se déplacer pour y accéder. Compte tenu de l’urbanisme actuel, se rendre dans un commerce implique souvent de prendre la voiture. Les entreprises doivent donc proposer des parkings, et comme les clients ont souvent besoin de visiter plusieurs magasins pour trouver tout ce dont ils ont besoin, ils privilégient les enseignes qui proposent tout en un seul déplacement, comme les grandes surfaces. Par exemple, on peut faire ses courses pour la semaine chez Walmart tout en achetant des meubles, des accessoires automobiles, des appareils électroniques, etc. Les grandes surfaces absorbent mieux les coûts de stationnement grâce à leur volume de ventes plus important. Acheter la même quantité de marchandises chez les petits commerçants nécessiterait plusieurs arrêts. Grâce à cette optimisation des déplacements, les grandes surfaces peuvent également justifier des trajets plus longs pour atteindre leurs magasins. Il est plus judicieux de faire dix minutes de route supplémentaires que vingt minutes supplémentaires si l’on décidait d’enchaîner les achats dans des commerces de proximité. Voilà comment nos lois de zonage favorisent les grandes surfaces, ce qui éloigne encore davantage les petites entreprises des rues principales pour les éloigner des zones industrielles où le terrain et le stationnement sont moins chers.
La ville est actuellement en train de réécrire son histoire. règlement de zonage. Bien que le nouveau règlement comporte plusieurs changements indispensables, tels que… réduction générale des exigences minimales de stationnementLe règlement maintient la séparation entre les zones résidentielles et commerciales, sauf dans certains cas particuliers. Le zonage proposé pour le quartier Convent Glen Orléans Wood limite toujours les espaces commerciaux à la rue Saint-Joseph, à la Place d’Orléans, aux centres commerciaux existants et aux alentours de Youville. Il aurait été judicieux que le règlement de zonage permette l’implantation de petits commerces de proximité, comme des boulangeries et des cafés, dans les zones résidentielles. Ouvrir un petit café dans le garage de sa maison unifamiliale ou un dépanneur au rez-de-chaussée serait plus avantageux pour la communauté que source de problèmes potentiels. Cela est d’autant plus vrai si nous encourageons les modes de transport actifs déjà présents dans notre quartier, car les problèmes souvent évoqués concernant les commerces en zones résidentielles sont la circulation automobile et le stationnement. Certains membres du conseil d’administration de l’association de quartier font pression pour que ces modifications soient intégrées au règlement de zonage.
Outre le zonage, une autre mesure que nous pouvons prendre pour soutenir les petites entreprises consiste à développer davantage nos infrastructures de mobilité active. Utiliser un mode de transport actif rend plus difficile un simple déplacement vers un grand magasin, car la capacité de chargement y est souvent inférieure à celle d’une voiture (les vélos-cargos peuvent concurrencer les petites voitures). De plus, la distance et l’environnement où prospèrent les grands magasins sont souvent peu adaptés aux piétons et aux cyclistes (notamment les parkings). En revanche, enchaîner les déplacements vers les petits commerces est beaucoup plus facile à vélo lorsque les infrastructures sont adéquates, car la congestion n’est pas un problème. De plus, il est facile et peu coûteux pour les petites entreprises d’installer un support à vélos devant leur magasin, contrairement à la construction et à l’entretien d’une place de parking. Des études comme celle-ci l’un, réalisé à Toronto, Les études montrent que les personnes qui se rendent à pied ou à vélo dans les magasins ont tendance à y aller plus souvent et à dépenser plus par mois que les automobilistes..
En tant qu’association de quartier, nous pensons que la ville devrait encourager nos petites entreprises. Celles-ci sont essentielles à la construction d’une communauté dynamique, saine et durable. Les propriétaires de petites entreprises sont plus susceptibles d’être issus du quartier, d’utiliser les services communautaires et de contribuer à créer un environnement propice aux rencontres et aux échanges entre les membres de la communauté. La ville devrait soutenir les petites entreprises en évitant de les contraindre à s’installer dans des zones industrielles, où le foncier est bon marché, par le biais de règlements de zonage adaptés, et en améliorant les options de transport actif.

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